Au revoir, Clever Age ! Bonjour, Zenexity !

Dear English-speaking readers: this post is from the time this blog was still dual-language French/English. Although it doesn’t deserve to be deleted, note that all new content will be in English.

Je me souviens encore de mon premier jour chez Clever Age. J’étais un bleu sur le front du Web, juste un sous-traitant venu apporter du renfort temporaire ; du renfort temporaire qui aura duré près de 5 ans !

J’y ai appris une grande partie de ce que je sais du Web aujourd’hui, et le reste, je l’ai appris indirectement grâce aux gens que j’y ai rencontrés. J’y ai fait des choses grandioses, on m’a fait rêver de parler sur des scènes de conférence, de rédiger des articles pour des magazines incontournables, de crystaliser un savoir par l’écriture d’un livre, et j’ai fini par faire toutes ces choses ; et j’ai aussi connu quelques échecs douloureux, bien entendu. Mais ma plus grande réussite, c’est d’en partir au bon moment, peut-être tout juste un peu tard, mais suffisamment tôt pour que rien ne soit gâché de toute cette aventure.

J’ai demandé à toucher à tout, et on m’a laissé faire ; c’était la manière idéale de fonctionner avec mon cerveau d’hyperactif, pour moi comme pour Clever Age. J’aurais difficilement appris autant sur autant de choses ailleurs. C’était un apprentissage, une adolescence.

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Clever Age est génétiquement une agence de service, les consultants sont là parce qu’ils sont mus par l’envie d’aider des clients visibles à se dépatouiller dans leur utilisation du Web ; grâce à ce positionnement, j’ai touché à tous types de projets, et eu la satisfaction d’apporter mon aide à des personnes (physiques et morales) qui en avaient bien besoin. Rien ne m’a rendu plus fier que les regards de confiance et de sérénité retrouvée que certains responsables de grands groupes m’ont lancés.

Mais rapidement, j’ai commencé à rêver de plus. Ça ne me suffisait plus d’apporter la génération actuelle du Web à des clients qui en avaient besoin ; je voulais pousser la génération suivante de la manière de faire du Web. Je voulais souffler sur les braises. Je voulais changer le monde du Web, à mon échelle.

C’était l’ambition que j’avais en voulant porter Clever Age à New York ; je me disais que la formule chimique qui composait Clever Age en France pouvait sans doute être adaptée pour y faire une émulsion toute nouvelle. Je trouvais le Web parisien parfois monotone, conformiste, et je voulais trouver un moyen de transformer cette volonté culturelle de faire du beau Web vers un environnement culturellement plus créatif, engagé. Somme toute, je cherchais le levier qui soulèverait une montagne. Mais le réalisme propre aux agences de service me ramenait souvent à reconsidérer les ambitions folles de mes plans. Il ne fallait pas trop secouer le status quo, ni celui de Paris, ni celui de New York. Étais-je trop rêveur ? Étais-je trop ambitieux ?

Et un jour, un ou deux événements aidant, je me suis demandé : et si en fait, je n’étais pas assez rêveur, pas assez ambitieux ? Et si, dans tout le fun que je ressentais à fabriquer du Web chez Clever Age, je pouvais supprimer ce sentiment de bridage en cherchant à ne fabriquer du Web que s’il est purement innovant ? Dans le monde du service, on a souvent tendance à considerer l’innovation comme un concept, une réalité lointaine ; il vaut mieux la laisser aux autres, qui planent, ne sont pas dans les réalités du terrain. Le jour où j’ai compris ce qu’était réellement l’innovation, la vraie, celle où l’on doit prendre des vrais risques, j’ai compris que c’était ça, la rêverie, l’ambition, l’aventure que je recherchais.

Et j’ai su où chercher. Et sachant où chercher, j’ai fini par trouver…

Bonjour, Zenexity ! Vous avez créé une innovation aussi pure que le Play framework ? Alors joignons nos forces, et changeons le monde du Web ensemble ! Allons faire exploser notre feu d’artifice en plein coeur de la Silicon Valley !

Qui sait, peut-être qu’un jour lointain, ce regard de confiance et de sérénité retrouvée me manquera, et je retournerai vers le monde du service ? Mais pour l’instant, je préfère être égoïstement altruiste, et tenter, à ma manière, à mon échelle, d’améliorer le monde. Rien que ça.

Edit : après 14 mois chez Zenexity (renommé depuis en Zengularity), je n’y travaille plus depuis juillet 2014.

6 thoughts on “Au revoir, Clever Age ! Bonjour, Zenexity !”

  1. Bonne route Rudy !
    Je ne doute pas uen seconde que tous ces nouveaux défis vont te convenir à merveille (qui a dit « comme des collants blancs » ? ;)) !

    À bientôt !

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