Aujourd’hui était une belle et essentielle journée.
(Déjà parce qu’aujourd’hui, un juge a classé sans suite la plainte de Tristane Eh-Bah-Non – 100 coups de fouet pour ce jeu de mots honteux ! – qui permettra aux chers concitoyens Français bien pensant d’oublier la deuxième partie du jugement – “Ah mais au fait, il y a sans doute quand même eu agression sexuelle, tiens !” – quand le monsieur voudra faire un come-back en coupe de cheveux de Dave et costumes à paillettes - son pote Delarue lui a soufflé : il paraît que changer de look, ça fait oublier les erreurs)
Mais surtout, aujourd’hui était essentiel parce qu’aujourd’hui, j’ai eu l’immense opportunité de présenter ma toute première conférence Web (ne le dites surtout pas aux gens qui étaient dans la salle, ils n’étaient pas au courant que c’était la première !), sur un sujet qui me tient à coeur : une tentative d’optimisation de la grande variété d’expertises utiles en projet Web, en travaillant simplement sur le respect que chacun a des expertises des autres.
Du méga-KISS en perspective, quoi !
La conférence a été reçue avec beaucoup d’intérêt et de volonté de débats, parfois allant dans le sens du discours, parfois dans le sens contraire, mais toujours dans le sens constructif, ce qui me laisse penser qu’on tient ici une idée digne de la creuser et l’adapter pour chacun.
Et en plus, ce feedback a été reçu depuis le public de Paris Web, qui doit être parmi les conférences Web les plus inratables en Europe. Et oui, même sans doute plus culte que ce bon vieux Sud Web (ça y est, ça y est, je l’ai dit !!)
Sans transition, je vous propose de retrouver les slides ci-dessous ; mais surtout, n’hésitez pas à revenir vers moi pour des commentaires constructifs et déconstructifs à propos de ma proposition de solution. Même si j’ai pensé à ça tout seul dans mon coin, je me dis que l’idée peut être utile à droite à gauche, et peut-être même à vous !

Merci pour ce billet et cette conférence. Elle avait le grand mérité de souligner l’important ce du rôle de chacun dans la chaine de production du projet web (un terme qui évoque déjà l’industrialisation d’ailleurs).
Oui, il importe de reconnaître chaque intervenant en tant qu’expert dans son domaine, c’est naturellement ce qui différencie un projet mené par une agence et celui mené par un webdesigner indépendant qui va construire seul tout un site, et là où réside la valeur ajoutée de ce type de structure.
Il va sans dire que une expertise implique la spécialisation dans un domaine de chaque interbenant tant est vaste la somme des savoir-faire nécessaire aujourd’hui à la réalisation d’un porjet web de qualité. Toutefois, à la différence peut être d’autres corps de métier la fameuse “chaîne de production” (terme que tu n’utilises pas il est vrai mais que l’on a beaucoup entendu) qui évoque le taylorisme est trompeur notamment en raison du grand nombre d’intervenants qui ont vocation à contribuer de manière transversale au projet (ergonome, expert accessibilité, expert SEO et bien sur chef de projet…). De fait leurs champs d’intervention se chevauchent et se recoupent.
Les projets les plus réussis sur lesquels j’ai eu l’occasion de travailler étaient non pas ceux sur lesquels il y avait une division stricte des responsabilités mais où au contraire l’équipe a pu travailler ensemble dans une démarche de co-conception.
La grille que tu proposes peut donner de la lisibilité mais le CP doit s’assurer qu’elle n’empêche pas le nécessaire dialogue entre les métiers. Il est déjà parfois difficile à assurer.
Enfin, je ne vois pas dans quelle mesure la solution mise en avant répond à l’un des problèmes soumis au départ qui est le rôle du product owner dans la déception d’expertise. On peut naturellement souligner et expliquer le rôle de chacun au lancement du projet mais dans un dialogue client-prestataire il reste celui qui arbitre sur des points parfois essentiel, et pas toujours dans le sens des experts.
Hooo mais qui dit travailler en se reconnaissant des expertises mutuelles ne dit pas travailler chacun dans son coin, très, très au contraire !
Après, ma vision est peut-être biaisée parce que mon cerveau a bloqué le cas “grosse boîte” depuis mon passage affreux chez une certain SSII massive, mais justement le coup du découpage des tâches, c’est le problème inverse qu’on a en interne chez Clever et qui m’a mené à penser à CATEEA : on est peu nombreux, et on est bons sur la diffusion interne et externe du savoir, du coup tout le monde connaît au moins superficiellement le métier de tous les autres ; et c’est là où les autres emmerdes commencent et où on est moins bons : celui où du coup, il est demandé à des gens d’une expertise d’être décisionnaire sur l’expertise de leur voisin. On en parlait hier avec Thomas (Parisot) suite à sa conf sur l’industrialisation (puisque tu en parles), et il me confirmait qu’en effet, Clever de toute façon était trop petit (sans être réellement petit) pour avoir des problèmes de “trop d’industrialisation” (je pense plutôt qu’on a le problème inverse, mais ça c’est une autre histoire)
Donc pour répondre : je suis d’accord, privilégier la vision d’un expert sur son expertise, OUI, mais toujours toujours toujours en s’assurant que tous les experts travaillent bien ensemble et en bonne compréhension de l’expertise des autres, avant tout (quand la culture de la boîte n’est pas déjà naturellement sur ces valeurs)
Ensuite, je regrette de ne pas avoir pu traiter des retours d’expérience, car ça aurait répondu à une de tes questions : le truc du travail à la chaîne. Une tâche, une personne ; une décision, une personne ; tout ça. Dans les faits, après validation de la charte CATEEA, ça ne peut juste pas marcher comme ça sur un projet Web de manière constructive. L’imprévu arrive, un des experts le remonte (CP ou autre), et le CP remet dans les boucle non pas LE expert concerné, mais LES experts concernés, vu que les expertises se mêlent sur certaines problématiques ; s’ensuit une discussion ouverte entre un expert accessibilité, et un expert ergo, par exemple. Et là, ça négocie, ça cherche le meilleur compromis possible, pour respecter un maximum de chaque expertise de manière pragmatique.
Parfois, les experts arrivent bien à faire ressortir le dilemme sans parvenir à trancher, donc ils expliquent clairement au chef de projet, qui arbitre pour tout le monde ; si la décision impacte les objectifs primaires et marketing du site, le chef de projet peut remonter au product owner pour qu’il arbitre lui-même.
J’imagine que les experts peuvent se foutre sur la gueule, et dans ce cas-là, j’imagine que le CP arbitre aussi, mais ça m’est encore jamais arrivé.
Par contre, pendant le débat, chaque expert faisait naturellement valoir la qualité suivant son expertise, et laissait les autres défendre la qualité suivant la leur. D’où le “faire de la qualité en se respectant mutuellement”. Et dans les faits, ça marche très bien, les gens jouent le jeu.
Enfin, la réponse à ta question par rapport au product owner était facile (mais j’ai peut-être mal exprimé) : j’avais dit que la charte devait être actée par TOUS les experts, CP et PO compris ; en réalité, au vu des statistiques empiriques, l’expert qu’on cherche le plus à convaincre est le PO, bien sûr. Et si le PO te dit les mots magiques : “ok, on va jouer le jeu, partons sur le fait que ces bonshommes sont les mieux à même de prendre des décisions de qualité sur leur expertise”, alors c’est peut-être un début de ciel bleu client-prestataire.
(par contre, le PO n’est pas obligatoirement un client, hein, c’est seulement le cas si tu es en presta ; chez les éditeurs, le PO et tout le reste de l’équipe on le même employeur sur la fiche de paie !)
Voila, n’hésite pas à itérer s’il te semble rester des points flous !
Merci pour tes retours détaillés. C’est plus clair en effet. La difficulté est le niveau d’implication du PO. J’ai rencontré dans le cadre des relations client-prestataire des cas de figure très divers sur ce point alors que c’est un facteur clé du succès.
Entièrement d’accord avec toi, mais je doute qu’une petite charte résolve ce problème, pour le coup : quand le PO/client ne se s’implique pas, il y a peu de chance que le projet tourne bien, quoi qu’il en soit !
[...] vous propose de retrouver la présentation de la charte CATEEA par Rudy Rigot directement sur son site. N’hésitez surtout pas à lui faire parvenir vos [...]
Bonjour,
Cette charte CATEEA implique donc une seule idée directrice pour le projet: la valorisation de chaque expert dans son domaine de compétence. Si j’ai bien compris, vous proposez un outil méthodologique mais en quoi se distingue-t-il d’une matrice RACI ?
2ème point: S’il est admis que le CP est un expert a-t-il droit au même respect?
3ème point: Il faut un client dans d’excellentes dispositions. J’ai sûrement mal compris ou sinon je trouve que c’est une autre limite de taille: la charte n’est pas contractuelle, elle se base sur l’approbation et la bonne foi de chacun des intervenants.
Je me pose la question de la place du CP en réalité, cette charte ne pourrait-elle pas le fragiliser plutôt qu’autre chose dans certains cas ?
Julien.
Bonjour !
Je ne connaissais pas la matrice RACI, mais clairement, on se trouve sur des outils très similaires.
Deux différences majeures, cela dit :
d’une part, la charte CATEEA découpe les responsabilités par métier du Web, car elle part du constat que l’un des risques les plus élevés (et celui qu’elle tente de contrôler) est le mélange très touffu de toutes ces nombreuses spécialités et composantes humaines qui composent un projet Web ; je vois que sur cet exemple de matrice RACI, les responsabilités ne sont pas basées sur des métiers, mais sur des actions, comme “build test” ou “migrate data”, etc… Les deux outils ne s’en prennent donc pas au même problème.
d’autre part, en autorisant plusieurs rôles sur chaque composante, la tentation est trop forte de mettre soit le chef de projet, soit le client à la tête de toutes les tâches, quand c’est exactement le contraire qui est recherché pour la charte CATEEA.
2e point : réponse plutôt évidente, pourquoi donc un expert du projet (CP et PO compris) aurait-il droit à moins de respect que les autres ?
3e point : clairement, il faut un client qui joue le jeu, et accepte des remises en question constructives. Mais en même temps, dans le cas contraire, charte ou pas charte, le projet n’est pas vraiment voué à obtenir un résultat satisfaisant quoi qu’il en soit. Une réponse valide consisterait à parler de la charte dès l’avant-vente, pour fuir les clients qui semblent refuser l’idée.
Et enfin, le rôle du chef de projet est en effet fragilisé, ainsi que celui du product owner, c’est même la raison d’être de cette charte ! Puisqu’on part du principe que la déception d’expertise vient du fait que la recommandation et la vision des experts n’est pas toujours respectée, et que ce sont souvent les chefs de projet et product owners (et les autres experts aussi, d’ailleurs) qui font obstacle à cette vision, fragiliser des prises de décision semble être la direction constructive.
Bonjour,
Je précise avant tout que cette intiative m’intéresse sinon je ne me serais pas permis de poster n commentaire.
Pour le 1er point, oui ce sont clairement les limites de la matrice RACI, bien vu.
Le 2ème point est ironique, d’autant que souvent c’est le chef de projet qui prend mais après tout c’est sa respo, mais il peut arriver que sa légitimité soit questionnée par les autres experts qui se demandent en quoi il ne pourrait pas assumer le poste finalement, du style :”le CP ne sert à rien, je sais ce que j’ai à faire”.
Le 3ème point me semble le plus intéressant mais je me pose la question de la mise en pratique. Le problème c’est “jusqu’à quel point je tolère que le projet m’échappe” pour le CP et le PO même si c’est dans l’intérêt du projet.
J’imagine que le but est de généraliser cette charte et dans la conférence paris web vous expliquez que vous travaillez sur un maximum de de métiers, donc pensez-vous que votre charte est applicable à tout projet web? Si oui, avez-vous des retours d’expérience positifs en ce sens?
Bon dimanche.
Julien.
No problem, je suis bien content que tu sois interessé et que tu propose de l’échange constructif !
1er point : je ne pense pas vraiment que ce soit une limite, je pense que les deux outils répondent à deux problématiques différentes : la charte CATEEA à une tentative de “transparentisation” des expertises, et la matrice RACI à un contrôle plus clair des process.
2e point : si le CP fait le travail des experts, en effet, l’expert n’a pas tort, il n’est pas à sa place ! Par contre, je ne pense pas vraiment avoir jamais entendu un consultant/expert se plaindre d’avoir un CP, si celui-ci n’empiète pas sur ses tâches ; au contraire, j’ai plutôt souvent entendu des consultants ravis de ne pas avoir à gérer les échanges avec le client, les charges, et les engueulades quand ça tourne mal.
Chacun son rôle, et je pense qu’il n’y a pas vraiment de rôle meilleur qu’un autre, au final.
3e point : tout à fait vrai, les CP et PO qui sont dans un concept de “c’est mon projet, je dois le contrôler” ont beaucoup de mal avec la transparence… et finissent souvent avec des projets pourris !
L’un des clients avec lesquels je travaille actuellement refuse systématiquement nos recommandations ; du coup, plutôt que de chercher le conflit, nous sommes passés en mode “on dit juste quand il propose un truc naze, mais on ne se bat pas et on l’applique quand même”. Au final, nous savons que le site sera décevant, et que nous ne travaillerons plus avec ce client ; la parfaite agence web pour lui sera donc sans doute quelqu’un qui ne fait pas de recommandations (on a les prestataires qu’on mérite !)
Par contre, le mythe qui veut que le client soit nécessairement dans cet état d’esprit est totalement faux, et on l’observe réellement, et de plus en plus aujourd’hui. Les clients “malins” ont compris ce qu’il fallait faire pour obtenir des projets qui marchent, quitte à laisser leur volonté de contrôle au vestiaire.
Et par corollaire, les agences Web qui s’en sortent bien, sont celles qui savent détecter ce genre de clients, arrivés dans l’”âge malin” du projet Web (ah tiens, voila qui explique soudainement pourquoi Clever Age s’appelle Clever Age)
Cela dit, il existe en effet des tonnes de facteur qui peuvent freiner voire bloquer la possibilité d’appliquer cette charte. Notamment (non-exhaustif) :
s’il est impossible de staffer le projet de manière stable (comment, du coup, trouver les responsables à responsabiliser)
si tu es CP technique, et que tu débarques en milieu de projet, et le client n’a pas été sensibilisé à ça par le CP fonctionnel
si tu connais mal ton équipe au démarrage du projet, et a donc du mal à mettre en avant les bonnes personnes sur les bons sujets (l’effet pourrait bien être inverse, tiens)
et puis bien sûr, si le client et/ou le CP se perçoivent comme seuls responsables, évidemment…
Donc dans des situations où aucun blocage sérieux n’empêchait la mise en pratique de cet outil, et où le client était dans l’”âge malin” du projet Web, l’ouverture de cette transparence a réellement eu des effets surprenants. Un intégrateur m’a dit un jour à la fin d’un de ces projets que c’était la première fois qu’il voyait tous les membres de l’équipe (client compris, mais tous les autres aussi) être aussi satisfait du résultat…
Bonjour,
Merci de ce retour d’expérience, c’est souvent ça que l’on recherche en fait et c’est dur à trouver même en se déplaçant sur des conférences…
Concernant les “control freaks” oui effectivement à vouloir tout verrouiller on finit par brider le projet !
Cependant un projet web est soumis aux aléas, et ça c’est rien de le dire… et le CP montre sa V.A. réellement quand il y a des blocages (enfin c’est très personnel comme point de vue).
Maintenant je trouve que CATEEA est un moyen vraiment intéressant de valoriser chaque acteur mais surtout pour les agences en mode ad hoc comme chez Clever Age avec une forte culture d’entreprise apparemment.
Cela me paraît moins applicable autrement…
Pour revenir à RACI, effectivement, ce n’est pas la même problématique, je dirais même que l’on est pas dans la même vision d’après tes explications. RACI implique une certaine hiérarchie, je la trouve beaucoup moins adaptée pour le web pour ainsi dire et pour l’avoir expérimenté, très peu adaptée aux petits projets.
Je suis entièrement d’accord avec le fait que le chef de projet va avoir l’opportunité de faire une vraie grosse différence en cas de gros problème ; cela dit, ça ne l’empêche pas aussi de s’appliquer à optimiser quand même les périodes sans problème, ou avec des légers imprévus !
La qualité finale est impactée quand même…
Mais je veux bien croire qu’une charte comme celle-ci, poussant la transparence et la confiance mutuelle, ne peut pas avoir la côte dans certaines boîtes ; d’ailleurs, je veux bien croire que la transparence en elle-même ne peut pas avoir la côte dans certaines boîtes. Mais la culture d’une entreprise peut aussi être un facteur de mauvaise qualité aussi…
Par contre, une chose est certaine : cette charte apporte uniquement quelque chose à une équipe dont certains membres (le client, peut-être ?) peuvent manquer de confiance en l’expert ; et elle est inutile si au contraire, la confiance totale est déjà acquise. Elle est donc pertinente uniquement sur la catégorie de projets qui se situe entre les deux, et dans les autres cas, elle ne sert pas à grand chose en soi.
Bonjour,
“Mais la culture d’une entreprise peut aussi être un facteur de mauvaise qualité aussi…”
> que oui.
“Elle est donc pertinente uniquement sur la catégorie de projets qui se situe entre les deux, et dans les autres cas, elle ne sert pas à grand chose en soi.”
> donc quand personne n’est de mauvaise foi… de tout manière le cas parfait s’observe mais rarement je pense et à ce niveau les choses sont tellement fluides que les outils méthodologiques deviennent accessoires.
Le problème est que si la qualité réelle de l’expert est finalement moyenne par rapport à celle escomptée, on fait comment? Je sais que ce n’est pas le CP qui est visé particulièrement par cette charte mais en tant que CP je me pose la question de l’avant-CATEEA, au niveau de la mise en oeuvre, c’est bien le CP qui est sensé proposer la charte non?
Bon réveillon.
Pour le coup, cette proposition ne prétend pas améliorer la qualité qui est capable d’être délivrée par les experts, elle vise simplement à ne pas la détériorer. Donc si les experts ne peuvent fournir qu’une qualité moyenne, la charte, même si idéalement appliquée, ne promet qu’une qualité moyenne (c’est le contenu de mon disclaimer dans la vidéo de la conférence, à 4:40)
Et en ce qui concerne le moment de mettre la charte sur le tapis, idéalement, ce serait au plus tard pendant la “phase Bisounours” de début de projet, dont je parle aussi à la fin de la conférence. Encore mieux pour le monde de la presta serait en avant-vente, pour d’autant plus chasser les clients qui ne sont pas prêts à faire de concessions ; mais je sais que je suis idéaliste, parce que tout le monde n’a pas ce choix.
En tout cas, pour moi c’est sûr que c’est au CP d’avoir envie de pousser le concept, parce que c’est lui qui sera ensuite celui qui devra le maintenir, vu que c’est le seul à être au coeur de tous les échanges.
Salut,
Oui j’ai bien vu le disclaimer et je me doute qu’il ne s’agit pas d’un outil miracle, tout dépend de la qualité des intervenants, irrémédiablement, mais de toute manière c’est pas ce que je dis. La démarche associée au “client malin”, je l’ai maintenant mieux saisie, mais ce que j’aimerais savoir, c’est quelle amplitude donner à ce concept?
Par expérience, sur quels types de projets CATEEA a été un facteur supplémentaire de réussite ? C’est que je me vois mal proposer CATEEA à une équipe que je connais peu ou pas du tout, ce qui pour moi revient sensiblement au même. Or comme je débute (que des projets scolaires pour le moment et un seul pro), je risque d’être confronté à cette situation très prochainement donc est-ce que selon toi, CATEEA se destine plus à des CP d’expérience ou cela peut-il constituer un apport intéressant pour un petit jeune comme moi ?
Ok, je comprends mieux ta question en comprenant mieux ton background.
À mon avis, cette approche peut coller à tout type de projet, Web ou non, où les expertises sont multiples et doivent cohabiter entre elles ; ce qui veut dire que si tu te vois uniquement porter la responsabilité technique du projet, la charte ne sera pas tellement pertinente, car l’ensemble des expertises de ta réalisation n’est pas tellement large ; par contre, si tu dois porter toute la chaîne digitale, de l’étude du besoin, aux specs, protos, créas, intés, archi technique, dev, intégration continue, hébergement prod, alors la cohabitation des différentes expertises devient un sujet critique sur ton projet.
Autre condition, peut-être : savoir dans ton équipe qui est fort dans quel domaine, pour faire une distribution pertinente ; mais quelle que soit ta structure, tu as sans doute un moyen de le savoir (en leur demandant directement, ou en demandant à leur manager, ou en demandant à des gens qui ont travaillé avec si tu as un doute)
Enfin, pour moi, l’expérience du CP n’a rien à voir, et l’outil n’est pas plus dirigé vers des profils CP plus ou moins expérimentés. C’est à la boîte aussi d’être assez souple pour accepter les initiatives qualité ; mais je me dis que quelle que soit la boîte (ou presque), s’ils ont eu assez confiance en ton expérience pour te confier les clés de certains de leurs projets, c’est qu’ils s’attendent à de l’initiative constructive de ta part, a priori.
Salut,
Merci de toutes ces précisions, c’est très clair, sinon je ne compte pas gérer d’immenses projets de suite (c’est assez rare je pense) mais sait-on jamais… J’aime bien les projets ouverts d’où mon intérêt pour cette charte.
Bon réveillon. En route vers 2012.
[...] sur un projet web est belle aventure … tout du moins pendant la phase dite « phase Bisounours« . C’est la partie ou se mêlent les grandes idées, les conceptions graphiques [...]