Category Archives: Fiction

No one ever tells jokes about ergonomy and usability testing!

Picture from Josh Janssen, under the CC-BY-ND license

So, i heard you were having a hard time trying to get your clients or your associates to figure out how ergonomy and user experience matter so much on your web project? And i heard you can’t get them to realize why usability testing is in most cases an ultimate solution for it?

All in all, you would agree, there are three kinds of projects:

  1. those who had usability testing during the prototyping/conception, and are a close match to the target users’ expectations
  2. those who had a single ergonomy expert, who is nothing but an attempted replacement for usability testing (ergonomy experts are nothing but people who guess as well as they can what the usability tests could have turned out to say)
  3. those made by people who believe they can guess usability testing results as well as, or even better than ergonomists!

If you are involved in the latter, know that i understand your sorrow, and i cry for you…

But do not panic! For here i am standing before you, arms wide open, with a peaceful solution: no shouting, no hassling from the PM (oh i’ve been there too!), just a plain old little joke.
One little joke you should keep in mind to make ergonomy and its drastic importance understandable to whomever you’ll tell it to.

And of course, the joke is of the “man walks into a bar” kind of jokes, because they’re my favorites! Continue reading No one ever tells jokes about ergonomy and usability testing!

Du “lorem ipsum”, du sang, et des kitten placeholders : la grande déception du premier webdesigner de l’histoire

Dear English-speaking readers: this post is from the time this blog was still dual-language French/English. Although it doesn’t deserve to be deleted, note that all new content will be in English.

Le saviez-vous ? On retrace la naissance du lorem ipsum aux alentours du XVIe siècle…

Il était une fois…

Portrait d'un jeune homme de la RenaissanceDe Frank Kovalchek, CC-BY

Il était une fois, un jeune homme ambitieux et innovant, profitant avec enthousiasme des avancées scientifiques et culturelles qu’offrait son époque, que l’on appelait “la Renaissance”.
Ce jeune homme voyait loin : depuis près d’un siècle qu’un monsieur Gutenberg avait inventé l’imprimerie, et que les gens y voyaient l’occasion de ne profiter que des textes multipliés sur du papier, lui voyait une multitude de possibilités d’apporter au monde de la beauté littéraire, par une évolution de l’aspect esthétique de la présentation de ces textes.

Il n’avait pas de nom pour cette nouvelle discipline esthétique, mais abusons un peu, et, tout-à-fait aléatoirement, appelons-la “webdesign”.

Et il dessinait, et il imaginait, jour et nuit, la beauté de cet avenir excitant, où les textes seraient non seulement disponibles, mais en plus où il seraient beaux, ô tellement beaux !

Ce jeune homme n’était sans doute pas le seul à rêver de cet avenir, mais tous ses confrères se heurtaient également à un triste mur, dû à l’étroitesse du genre humain qui le rapproche si tristement de l’animal : montrez une banane joliment peinte à un babouin, et il la mangera. De la même manière, montrez un texte joliment mis-en-page à un humain, et horreur : il le lira !
Il y avait donc urgence : il fallait, impérativement, trouver un moyen de ne pas donner envie à l’utilisateur de lire le texte…

Et un jour, au beau milieu d’une nuit d’été agitée, ce jeune homme eut l’idée de génie qui changea la face du webdesign : il inventa le Lorem Ipsum !

Initialement, il ne s’agissait de rien de plus que d’un authentique texte en latin, originellement de Cicéron, auquel il a subtilement ajouté et supprimé des mots pour le rendre volontairement inintelligible. Tout ceci pour engendrer la réaction salvatrice : “Hum ! Mais je ne saurais supporter de lire ce texte ! Puisque c’est comme ça, je vais plutôt me concentrer sur ces belles couleurs et ces belles marges ! Hah !
Evidemment, ce coup de génie prendra un second sens, lorsque, événement inattendu, la langue latine perdra toute sa popularité, et que le texte initial en sera encore moins compréhensible pour les lecteurs d’aujourd’hui.

Continue reading Du “lorem ipsum”, du sang, et des kitten placeholders : la grande déception du premier webdesigner de l’histoire