Les 10 conseils ultimes pour trouver un premier emploi dans une agence web qui déchire grave

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Illustration de Frits Ahlefeld-Laurvig, licence CC BY-ND

Un peu comme tout le monde en sortant d’école, je me rappelle avoir été impressionné par l’immensité et l’inconnu du monde du travail, tel un Indiana Jones conquérant, admirant la forêt vierge d’un oeil agité.
(Promis, demain, j’arrête les métaphores de héros à côté de la plaque !)

Je ne savais qu’une chose : je voulais rejoindre une agence Web ! Mais niveau bagage, je me sentais plutôt comme un Indiana Jones avec un canif.
(Eh, j’ai dit demain !)

Mais plus de panique, gent(e)s jeunes diplômé(e)s ! Quelques années plus tard, j’ai eu plus que souvent l’occasion d’être de l’autre côté de la table d’entretien, et je peux vous promettre que les agences web qui vous font rêver ne demandent que du très, très simple (et oui, y compris les meilleures)
Il suffit juste de suivre quelques conseils qui sont au final plutôt logiques, et pourtant allègrement piétinés dans la grande majorité des cas.

Conseil n°1 duquel découle un peu tout le reste : de l’hônnêteté, bordel !


Photo de William Murphy, sous licence CC BY-SA

Première idée reçue à abattre : pour réussir un bon entretien, il paraît qu’il faut savoir mentir (un peu comme on se laisse croire que les commerciaux sont des menteurs nés, puisqu’ils sont prêts à vendre leur mère pour que vous leur achetiez le bel aspirateur) Faux, faux et archi-faux ! Ce qu’il faut, pour bien savoir se vendre (tout comme pour bien savoir vendre quelque chose), c’est avant tout susciter l’envie.

Et pour susciter l’envie, qu’on le veuille ou non, il faut commencer par susciter de la confiance ; et c’est exactement ce que votre interlocuteur vous demande !

De plus, le Web est un domaine dont l’apprentissage ne se termine tout simplement jamais ; donc l’approche “oui oui, en cours, on a tout vu” ne tient jamais plus de 5 minutes.

Et puis, restons honnête : les questions que votre interlocuteur aura choisies porteront spécifiquement sur des sujets qu’il maîtrise plus que vous. Donc, inutile de compter berner trop longtemps.
Votre valeur ajoutée pour lui se situera donc ailleurs…

Conseil n°2 : assumer son niveau débutant, mais rebondir

Maintenant que vous savez qu’on s’attendra à vos mauvaises réponses, et qu’on les appréciera, apprenez à rebondir sur ces mauvaises réponses. Souvenez-vous que, de par le jeune âge de beaucoup de ses technos, et de par son évolution permanente fracassante, le Web est un milieu de curieux toujours plus ou moins autodidactes.

Allez, je vous souffle la méthode qui marche à tous les coups (et même une centaine de fois de suite dans le même entretien, promis) :

  • “Ah non, je ne connais pas, qu’est-ce que c’est ?
  • “Ah, je serais ravi d’en apprendre plus, d’autant plus que j’ai peut-être touché à ça qui a l’air vaguement d’y ressembler, mais je me trompe peut-être ?…”

Si vous posez des questions, tentez de les garder pertinentes. Et si votre interlocuteur prend le temps de vous répondre précisément, sachez que vous êtes en train de marquer des points décisifs.

Conseil n°3 : je suis censé être complexé par mon diplôme universitaire ? j’aurais pas mieux fait de faire une école d’ingé ? (et inversement)


Cette photo vous fait peur ? Alors vous aussi, vous êtes sans doute tétanisé à l’idée de devoir choisir… Photo de Just Von Bernard, CC BY-NC

Mon cursus ayant oscillé entre les deux chemins, je me suis tellement posé la question que j’ai fini par ne pas choisir et faire une formation entre les deux ! (sans le regretter le moins du monde, d’ailleurs)
Je suis donc ravi de vous apporter aujourd’hui une réponse finale et méticuleusement étudiée : master ou ingénieur, on s’en fout comme du cycle de reproduction de la salamandre bolivienne !

Vous pensez que les formations actuelles forment généralement mal aux métiers du Web ? Eh bien figurez-vous qu’on est au courant !

Nous ne nous attendrons donc jamais de votre part que vous soyez prêts à abattre le premier projet venu en un clin d’oeil (les boîtes qui s’attendent à ça s’appellent des boîtes à stagiaires, et c’est précisément celles qu’il faut fuir)

Donc, connaissances techniques moyennes pour connaissances techniques moyennes, on choisira tout simplement le candidat qui a l’air d’un vrai curieux passionné qui a soif d’en savoir plus. Oui, même s’il sort de Sciences Po. Oui, c’est arrivé.

(ah tiens, j’entends le coeur de mes lecteurs qui ont financé une école d’ingénieur privée très chère sauter un battement…) 😉

Dans ce cas, pourquoi rencontrer en priorité des gens qui sortent de formations Web ? Parce que le bonhomme de Sciences Po est un auto-didacte, un cas particulier, et qu’on considère que tout le monde n’a pas nécessairement besoin d’être auto-didacte pour devenir progressivement un consultant passionné. Lorsque vous sortez d’une formation Web, on sait :

  • que le domaine vous intéresse suffisamment pour que vous ayez orienté vos études par là, ce qui est déjà bon signe
  • que vous avez quand même au moins appris les bases des bases (dans le cas d’un développeur : HTML, un peu de CSS, un ou deux langages serveur mais pas bien loin) ; certes, vous auriez très bien pu acquérir ces connaissances par vous-même, mais là au moins on a la garantie que quelqu’un est passé par là et vous en a parlé quoi qu’il en soit. Et c’est une garantie qui n’est pas négligeable pour bien démarrer.

Et puis, si vous êtes en début de formation et que vous hésitez, je vous conseille de faire plutôt une formation Web que Sciences Po quoi qu’il en soit, parce que même si l’avantage n’est pas évident à l’embauche, il le deviendra lorsque vous aurez assez d’expérience pour négocier votre salaire………..

Conseil n°4 : be cool!


Détail d’importance : rien ne vous oblige à porter du jaune pour être cool. Aussi étrange que cela puisse paraître, cette personne porte du jaune, car il s’agit là d’un choix personnel tout-à-fait assumé. Photo de Lin Fuchshuber, CC BY

Je me rappelle m’être préparé pour des entretiens en me disant qu’il fallait que je sois un consultant idéal, que je sois nickel-parfait-pas-un-cheveu-qui-dépasse !

Seulement, rappellez-vous que l’employeur ne cherche pas du tout de la perfection : il cherche quelqu’un avec qui il lui plaira de travailler au quotidien.
Ce n’est pas une valeur si subjective : rappelez-vous que la cause principale d’échec d’un projet est le facteur humain. Quelqu’un qui a un caractère difficile peut non seulement agacer la vie de toute l’entreprise (eh, on est là pour s’amuser !), mais peut en plus lui faire perdre du business, tout simplement.

Encore une fois pas de panique, c’est le même type de séduction que quand vous allez boire un verre avec quelques amis, et que vous ne connaissez pas tout le monde. Vous voulez, d’une certaine manière, donner aux gens l’image que vous êtes quelqu’un de simplement sympa, pour que tout se passe bien lors de la probable prochaine fois où vos chemins se croiseront.

Eh bien sachez que l’une des qualités qui sera la plus observée de vous lors de l’entretien (et bien plus que votre technicité si vous sortez d’école), c’est celle qui fait de vous quelqu’un de simplement sympa !

Conseil n°5 : cravate ou pas cravate ?


Concernant la cravate, il existe d’autres règles évidentes non-listées ici. Photo de Sparky, CC BY-NC

Puisqu’on part de l’hypothèse que l’employeur en question est quelqu’un de cool, dans une agence où il fait bon travailler, on peut partir du principe que si ça ne tenait qu’à lui, le fait que vous veniez en jean et T-shirt “bashfr” (un vrai de la collection originale, avant qu’ils ne renomment le site !) n’aurait aucune importance.

Cela dit, tout employeur qui se respecte devrait quand même vérifier deux choses quant à votre accoutrement :

  • votre manière de vous habiller ne doit pas traduire un manque de respect envers lui, et est fait en toute innocence ; il est plutôt facile de rassurer un employeur sur ce point s’il est un minimum ouvert d’esprit, en lui en parlant directement
  • il devrait aussi s’assurer que vous pourrez quand même renvoyer une image tenable aux yeux des clients qui sont sa cible marketing. A cela, trois solutions possibles :
    • soit s’être déjà assuré d’être en plein dans la cible marketing de la boîte (et le plus simple et standard pour ça, reste l’inoxydable costume / chemise)
    • soit rassurer l’employeur quant au fait que vous vous adapterez à ses clients, pas d’inquiétude !
    • soit exiger de lui qu’il exige de tous ses clients de vous accepter tel quel, et c’est votre choix ; mais je vous souhaite bonne chance, parce que sachez qu’une autre règle du service en général, c’est qu’on ne choisit pas toujours tous ses clients…

Conseil n°6 : avoir fait une petite entrée dans le petit monde de la veille


Le “veilliste” web moyen, dans ses relations avec ses pairs, se prend parfois pour un oiseau bleu. Trouvé ici.

Attention, attention, alerte conseil de haut vol ! Spécialement réservé aux as du social engineering bienveillant, et de la préparation progressive, des mois à l’avance !

Sachez, tout d’abord, qu’il existe un noyau dur de grands experts et de petits passionnés, qui s’entraident les uns les autres, se partagent leur veille respective, recherchent de meilleurs moyens d’appliquer des bonnes pratiques de qualité, …

Et sachez que ce petit monde est composé de deux qualités qui vous pourront s’avérer fort utiles :

  • la curiosité extrême, et l’envie permanente de découvrir et de discuter de nouveaux problèmes et de nouvelles solutions
  • une humilité propre à tous les véritables passionnés qui se respectent !

N’hésitez donc pas à aller “socialiser” avec les orateurs & organisateurs de conférences Web sur Twitter, à suivre ce qu’ils racontent, et potentiellement entrer dans leurs débats de manière constructive, et vous serez surpris de les trouver très accessibles et adorables, rien que pour vous !
Au final, vous aurez acquis des amis qui pourront vous donner des conseils précieux dans votre recherche à venir, mais aussi vous deviendrez progressivement à l’aise avec les problématiques qui titillent les experts de ces mêmes agences Web qui vous attirent tant… (et qui sont plus ou moins les mêmes que vous rencontrerez de l’autre côté de la table d’entretien !)

Conseil n°7, évident, mais on l’entend trop souvent : non merci, on n’embauche pas de chef de projet débutant !

L’aberration vient sans doute beaucoup des responsables de formation qui abusent de la crédulité des étudiants, et qui leur promettent qu’ils vont être chefs de projet dès leur diplôme obtenu.

Une formation qui vous apprend à devenir chef de projet, je vous l’annonce, ça n’existera jamais !
C’est un métier qui ne peut que s’apprendre en s’appuyant sur des conditions réelles de projet, et non dans des livres. Attention, je ne dis pas qu’on ne peut rien apprendre des livres ! La gestion de projet contient toute une tonne de disciplines théoriques, de la comptabilité à la gestion des ressources humaines, ou même de la méthodologie projet pure, tout simplement.
Mais même avec toute la volonté du monde, toute cette théorie ne peut pas s’appliquer naturellement, sans avoir le recul que ne peut vous apporter que l’expérience de quelques véritables projets vécus de l’intérieur.

Cette fois encore, cette bonne vieille cravate ne vous sera d’aucun secours.
Photo de Peter Toenders, sous licence CC BY-NC

Pire, ce mauvais conseil pourrait vous faire tomber dans des pièges à vanité évidents : fuyez à tout prix les employeurs qui veulent vous donner des responsabilités en sachant que vous ne pourrez pas logiquement les assumer (alerte boîte à stagiaires !!!)
Vous serez d’accord qu’il vaut mieux se voir attribuer un poste qui vous correspond, par une agence qui souhaite vous donner toute latitude de prendre les responsabilités qui vous motivent par la suite, plutôt qu’une boîte qui vous place immédiatement sur un créneau “vendeur” dont ils vous interdiront donc de sortir par la suite.

Conseil n°8 : avoir tripoté une solution pertinente, sur son temps personnel, ça n’a pas de prix !


Un peu de temps et de passion ? Illustration de Frits Ahlefeld-Laurvig, licence CC BY-ND

Ooooh je sais ce que vous allez me dire ! Mais l’investissement de temps n’est pas si terrible pour se permettre de dire que vous avez “juste regardé, mais avec beaucoup d’intérêt”. 😉

Même si vous dites à l’employeur que vous n’avez passé qu’une journée ou deux sur le sujet, l’information sera pour lui inestimable : non seulement il peut être rassuré par rapport au fait que vous avez un bon jugement sur le choix de la solution (ou que vous avez des bonnes ressources de jugement), mais en plus il s’avère que vous êtes très capable de monter en compétence seul, avec pour seule amies votre motivation et votre passion.

Et autant l’employeur sait qu’il pourra faire évoluer le nombre de solutions que vous connaissez en vous donnant le temps de les découvrir, autant il ne pourra pas insuffler cette motivation en vous si vous n’en avez pas. Très rassurant indeed

Pour du développement, les solutions en question changent très vite, mais actuellement, je vous conseillerais très subjectivement de vous orienter sur :

  • celles qui se vendent bien sur le marché (l’employeur saura que vous aurez une valeur ajoutée immédiate en vrai projet) : Symfony (framework PHP), Drupal (CMS PHP), Grails (framework Java), …
  • celles qui, si elles se vendent moins bien, suscitent l’attention des geeks du moment (l’employeur saura que vous êtes dans les passionnés et qu’il lui suffira de vous mettre sur des trucs passionnants pour que vous exprimiez tout votre talent) : en ce moment, Node.JS (framework back-end en JS), Play! (framework Java), less (framework CSS), …

EDIT 2014: Les choses ont bien changé en 3 ans : Node.js est devenu très mature et son écosystème s’est développé d’une manière exponentielle, less a perdu en popularité au profit de son équivalent Sass, Play2 est sorti en 2012 et est rapidement devenu la référence en architectures scalables pour le web. À tel point que j’ai fini par rejoindre Zengularity, la boîte à l’origine du Play framework, pour travailler sur leur nouveau produit disruptif, prismic.io.

Et puisque vous m’avez l’air soudainement déconfits par cette suggestion chronophage, je vous mets sur la bonne voie : la première étape, c’est d’ouvrir un de ces sites, et de cliquer sur “Tutorials“… Allez, courage !

Conseil n°9 : entretien en poche… je fais comment pour dépister les arnaques ?

Illustration de Frits Ahlefeld-Laurvig, licence CC BY-ND

C’est une excellente question, beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît, puisque d’une manière générale, tous les employeurs vous raconteront exactement la même chose ! Certains avec sincérité, et d’autres avec beaucoup, beaucoup de malhonnêteté…
Privilégiez donc toujours les commentaires émis par votre entourage, et à défaut, trouvés sur Internet (bouche à oreille, ftw !)

Seule solution certaine restante : la période d’essai, c’est là pour ça !

Un bon employeur ne vous pénalisera pas pour avoir rompu une période d’essai dans une SS2I “machine-à-viande”. Bon nombre d’experts de ma connaissance naviguent d’une boite à l’autre tous les ans, en quête d’un endroit où ils se sentiront bien, au gré des conseils de leurs pairs. Et au bout d’un moment, ils trouvent, et il arrive fréquemment qu’une fois ce cap passé, ils y restent un bon moment…

D’ailleurs, à l’inverse, ne faites pas trop confiance à l’employeur qui essaie de vous faire garantir que vous resterez deux ou trois ans : il a certainement quelque chose à cacher quant à son turn-over !

Conseil n°10 : et justement, on les trouve comment au juste, les boîtes qui vont bien ?

Imaginons une métaphore où la boîte est une aiguille, le monde du travail une botte de foin, et… bon, vous avez compris. Illustration de Frits Ahlefeld-Laurvig, licence CC BY-ND

Et là aussi, c’est compliqué…

Déjà, si vous comptez passer votre temps sur les sites d’emploi à écumer les annonces, vous commencez déjà avec un référentiel potentiellement biaisé : beaucoup de boîtes sont là-bas en quête désespérée d’attention. Et beaucoup de boîtes connues pour être de très bonne qualité n’ont pas besoin d’aller là-bas. Les agences qui ont vos valeurs s’avèrent donc être aussi les plus difficiles à trouver.

De plus, la boîte qui vous plaira à vous ne sera peut-être pas celle qui plaira à votre voisin… (encore une fois : période d’essai, quelqu’un ?)
Mais bon, partons du principe plutôt réaliste qu’il existe quand même une ligne franche entre les agences “machines-à-viandes” et les agences qui ont des valeurs qui vous intéressent. Alors quelles caractéristiques pour les dissocier ?

Ça m’embête bien, mais la seule et unique caractéristique qui me vient à l’esprit reste très subjective, et n’est même pas la garantie d’un environnement sain : je pense simplement à la taille de la structure. Comme le dit mon cher boss Fred, il existe une limite à la taille d’une entreprise au-dela de laquelle il devient impossible de garantir la qualité de ce qui est produit, et une agence web se doit de jouer avec cette limite en s’assurant de ne jamais la dépasser.
Histoire de mettre des chiffres sur la table, j’allais dire qu’une bonne limite serait d’une centaine de personnes maximum, 200 au pire du pire, si vous aimez tellement la philosophie de la boîte que vous songez à épouser le patron !

Mais même cette notion n’est pas suffisante : il existe aussi des petites structures qui sont petites parce qu’elles ne savent pas inspirer assez la confiance auprès des clients pour se développer ; et il existe des petits services autonomes dans des très grosses boîtes, qui jouissent d’une indépendance telle qu’ils sont maîtres de la qualité de leur ambiance et de leur production. Donc une règle à prendre avec des pincettes, dans tous les cas…

(hm, précision quand tu nous tiens…)

Bref, dans le cas embêtant où vous manqueriez de conseils autour de vous, n’hésitez surtout pas à me demander, je connais un ou deux endroits très sympathiques… 😉

EDIT : Je vais sans doute décevoir quelques uns d’entre vous, mais je ne peux plus honorer ma proposition d’aider ceux qui sont perdus dans tout ça, et j’en suis désolé. Je ne suis plus en France depuis un moment maintenant, je n’ai plus du tout le doigt sur le pouls de ce qui s’y passe, que ce soit en terme d’employeurs web intéressants, ou de technos porteuses. La seule chose que je peux vous dire, c’est que mon passage chez Clever Age pendant 5 ans a été un endroit fabuleux où travailler, et un boost énorme à ce qui m’est arrivé ensuite, et que les ingrédients qui ont fait mon plaisir quotidien à travailler là-bas ne sont pas près de disparaître, donc commencez par prendre contact avec eux. Je ne souhaite vexer personne, mais Clever Age est le seul endroit que je connaisse sur Paris qui soit assez mature pour recruter des candidatures spontanées, et où il est aussi fun de faire du web !

Illustration de Frits Ahlefeld-Laurvig, licence CC BY-ND

EDIT : Je vous parlais de grosse boîte à éviter, je vous propose cette lecture pour un exemple retentissant : http://revolutionsociale.wordpress.com/2011/05/27/capgemini-sud-attractive-en-matiere-de-disparites/

D’ailleurs, cet article lie vers un autre article sur Cap Gemini Sud qui fait, au choix soit grincer des dents (ça veut dire que vous y êtes), soit exploser de rire face au bullshitisme de ce monde (ça veut dire que vous bosser chez des gens bien) : http://revolutionsociale.wordpress.com/2011/02/17/la-presse-toulousaine-chahute-le-petit-dejeuner-de-capgemini/

45 thoughts on “Les 10 conseils ultimes pour trouver un premier emploi dans une agence web qui déchire grave”

  1. Un article très intéressant, qui tombe pile dans la période de recherche de stages, c’est parfait ! 🙂

    Merci pour ces quelques conseils, je saurai m’en rappeler en temps voulu.

  2. Conseils simples mais instructifs, merci. Je suis en fin de DUT Bac+2 et je ne sais où m’orienter pour ma poursuite d’études dans le webdesign, c’est compliqué.

    1. Pour les designeux, de la même manière, je dirais qu’il vaut mieux commencer en rejoignant une structure qui te proposera des travaux de “graphisme/décli” pur dans un premier temps, tout en te challengeant par rapport à la valeur ajoutée fonctionnelle que tu vas essayer d’apporter aux projets que tu vas toucher.
      Le syndrôme du “chef de projet débutant” existe aussi sous la forme “directeur artistique débutant”, tout autant propre aux agences à fuir.

      (Pour la blague, je suis même récemment tombé sur une annonce de “directeur technique stagiaire” qui m’a fait crachoter mon café par les narines en pouffant bruyamment !) 😀

      Sinon, pour se faire aussi l’avocat du diable, on me dit malgré tout que se laisser un peu exploiter côté design dans des grosses boîtes en début de carrière peut être très formateur, parce que ce qu’on te demande est tellement irréalisable que tu relativises mieux quand on te donnes le temps de faire de la qualité.
      Donc j’allais dire : en design, en début de carrière, même si on tombe mal, paraît-il qu’on tombe pas si mal !
      (et puis après, expérience faisante, il faut se donner les moyens de s’orienter vers du plus fun…) 😉

      Je lâche le nom : surtout pour les travailleurs du front, aller networker du confrère lors des conférences orientées front comme Paris Web peut être diablement constructif !

      Dans tous les cas, bonne chance dans tes aventures, parce que comme tu dis, tout ça, c’est en effet bien compliqué…

  3. Chouette chouette article tout en couleur! (soyons hônnête, j’ai fait une lecture rapide soit titre + illustration)

    1. Un truc de dingue sur les blogs sur lesquels on prend le temps de commenter, c’est que j’ai entendu dire qu’il y a du contenu entre les titres. Paraît-il.

  4. En tant que dirigeant d’une agence web, je ne peux que dire bravo pour l’article.. On voit pas mal de blogs qui prodiguent des conseils franchement abusifs, préparer son entretien à fond venir en costard et avoir un CV ultra blindé, etc. Woowow, on va pas travaillé avec une machine, on va travailler avec une personne. Une personnalité, un caractère, une manière de vivre. Quelqu’un qui maîtrise à fond Ruby On Rails mais qui est antipathique, c’est Next ! Un conseil à tous les postulants, en particulier quand il s’agit d’un stage, lâchez-vous !! Un CDI encore, on peut un peu stresser, mais un stage, allez y cool..

    1. Et j’allais dire, même un CDI, pourquoi stresser ?
      On est dans une période où le monde du service Web regorge d’opportunités sympas, et si l’employeur veut vous voir, c’est parce qu’il a dans l’idée de vous en faire profiter !

      En tout cas, je suis ravi de ne pas être le seul sur le créneau des prêcheurs pour le détendage de slip général de la part des candidats juniors. 🙂

      1. Tout à fait d’accord avec toi Rudy ! En principe si un employeur vous fait passer un entretien, c’est qu’il apprécie déjà votre profil. En principe c’est une “simple” formalité, il veut voir si votre personnalité sera en adéquation avec celle de la boîte !

    2. Bonjour a la recherche active dun contrat dapprentissage jaimerai savoir si vous etes placé en region parisienne et si vous recherchez ce type de contrat.
      Cordialement

      1. Salut Alison,

        Vu par l’employeur de bonne foi, le contrat d’apprentissage peut être une opportunité d’intégrer durablement un junior dans l’entreprise sans prendre un risque de fou, tout en assurant sa formation avec facilité (puisqu’avec l’aide d’une école). C’est un bon compromis pour tout le monde, si on le prend par l’angle “relation durable” (la boîte qui prend / qui jette du contrat pro = beurk beurk beurk !)

        Du coup, qui ne cherche pas des juniors motivés en contrat d’apprentissage ? 🙂

        Je t’envoie sur le champ un mail, pour voir s’il y a un truc à faire avec Clever Age, ou alors pour te connecter à d’autres gens ailleurs qui pourraient avoir besoin d’un profil comme le tien.

  5. Salut Rudy,

    Sympa ton article. Sur tout les points, je te rejoins bien qu’il y ait des choses incomplètes.

    Pour PHP, zend framework monte. On peut pas citer tout le monde mais je trouvais dommage de ne pas le citer.

    Concernant la tenu, tant que je peux y aller en costard, j’y vais avec la cravate mais si on ne vise que les agence web, on peut y entrer en jeans basket.
    Dans mon cas, je sais pas quel genre de recruteur je vai rencontrer donc costard pour moi même si l’habit ne fait pas le moine.

    Sujet dont je n’avais aucune connaissance : le travail en lui même.
    Regie, TMA, forfait … e commerce, CMS, application métier. C’est sans doute un autre sujet mais perso, en commençant, je savais pas ce que j’allais ou pouvais faire.

    ++

    1. Ah, je pensais plutôt que Zend Framework était un framework sortant, de par la faiblesse de sa couverture technique (pas d’ORM, si je ne m’abuse ?)
      Après, je ne connais les frameworks PHP que de manière très macro, puisque je suis plutôt côté Java et fonctionnel, donc je m’en remets à ton jugement ! 🙂

      Pour la tenue, pareil, même si je sais que ce n’est pas la valeur première recherchée, je continue de conseiller clairement le bon vieux costard. 🙂
      (après, moi, je suis pas cravate, mais ne parlons pas chiffon !) 😀

      Et pour le vocabulaire et les possibilités qu’il implique… Hé pas mal, ça, l’idée d’un billet-glossaire !
      (je laisse un mois passer, et si personne ne fait, je l’ajoute à mon pipe !!) \o/

  6. Bonjour,

    Très intéressant cet article. Tout à coup la pression est baissé d’un cran chez moi.

    Autodidacte, je préparerais quand même l’entretien pour me rappeler les choses biens que j’ai fait et montrer ma curiosité. Le dernier projet en date : 1 mois pour maitriser WordPress et retaper un thème alors que je ne connaissais que peut le CSS.
    et mon autre point : je regarde à fond tout ce qui se dit de l’entreprise.

    Et pour les femmes, je me vois mal aller en costume cravate, peut être que le maquillage est le pendant ce cet ustensile ? ! Avant l’entretien, je fais attention à ma tenue : quand je me sens bien dedans et “jolie”, j’arrive mieux à sourire. lol

    1. Aaaah oui, c’est vrai que mon poste est légèrement sexiste en ne parlant que de cravate !! (arfeuh !)
      Mais il faut juste voir la cravate comme une métaphore de “bien présenter”, et tout reste vrai pour les deux sexes. 🙂
      Et je pense aussi qu’il y a un fond de vérité dans comment le fait de se sentir charismatique dans une tenue peut nous donner un élan de courage et de sérénité !

      Clairement, mettre en avant avec pragmatisme tes découvertes, tes investigations, et ta grande curiosité, surtout si tu es auto-didacte, c’est la grande carte gagnante. Et il faut le mettre en avant dès le CV / lettre de motiv’.
      De quoi faire d’une faiblesse un énorme avantage sur ta concurrence !!

  7. Héhé, ça me rappelle ma jeunesse tout ça ! Le vrai truc qui a marché pour moi c’est d’être à l’écoute et de rebondir : j’ai été à un rendez-vous pour être prestataire et en quelques temps je suis ressorti avec un CDI : se rendre disponible et bien évaluer ses compétences en se mettant à la place de l’entreprise permet de faire ce genre de deal.

    1. Ahah étrangement, c’est exactement ce qui m’est arrivé aussi !

      Cela dit, je ne conseillerais pas de viser ce parcours pour autant, parce que je ne saurais pas trop comment répéter la performance…

      Mais je plussoie fortement d’importance du fait d’être à l’écoute, et de savoir se mettre dans les chaussons de l’interlocuteur, qu’il soit un client, un supérieur hiérarchique, un employeur potentiel, … C’est un pari gagnant par rapport à ce que vous pourrez leur apporter, mais aussi par rapport à ce qu’il pourra ensuite vous apporter à son tour ! 🙂

    1. Héhé, the downside of having a multi-language blog is that you’ll always have to disappoint some people at every post!

      I think the next post should be in English, but i’m running out of time these days… :\

  8. je termine un contrat pro il y a 2 mois, toujours pas trouvé un travail, je sais pas si je doit retourner faire un autre contrat pro ou continue à chercher un cdi, j’ai passé plusieurs entretient mais y a toujours ‘autre candidats plus compétents’ . je ne sais pas où je suis , est ce vraiment compétence insuffisante ou il faut juste un peu de patience pendant la recherche.

    1. Bonjour Élise, et désolé pour cette réponse tardive !

      Tu as la chance d’avoir une double-compétence artistique et technique dans un domaine qui recrute (même si cette double-compétence n’est pas beaucoup accompagnée d’expérience, mais nous sommes tous passés par là !). À ta place, je ne découragerais pas… mais je ne suis pas adepte de la technique de la “patience” pour autant !
      La patience, c’est l’inactivité, l’attente qu’un événement se passe sans qu’on le provoque ; tu as aussi la chance de travailler dans un domaine où les communautés extra-professionnelles sont foison, et extrêmement accueillantes… et, qu’on se le dise, où une grande partie des jobs de qualité démarrent par un contact dans ces communautés.

      Pendant que tu as la chance d’avoir du temps, profites-en pour le mettre à profit, en te rapprochant de ces communautés. Sans une expérience avancée, l’exercice ne débouchera sans doute pas sur mieux qu’un job sans grande prétention (comme je disais, nous sommes tous passés par là) ; mais il te mènera nécessairement à un job, et si tu entretiens ces contacts et grossit ton réseau, cela devrait te garantir une évolution soutenue.

      Ça a l’air simple quand je le dis, mais tu ne sais pas comment faire ? C’est normal, ça ne l’est pas ! L’important, c’est de se jeter à l’eau, avec sa propre approche…

      Bonne chance dans tes aventures !

  9. Bonjour!

    J’ai 20 ans, titulaire d’un Bac S je viens d’Afrique (Gabon). De nationalité française, je suis en France depuis Août 2012. J’ai fais une première année de Génie Electrique et Informatique industrielle (GEII) à l’IUT de Cergy-Pontoise (site de Sarcelles) que j’ai arrêté suite à des difficultés aussi parce qu’elle est multidisciplinaire préférant me spécialiser dans un domaine précis (Informatique). Je me suis donc réorienté et j’envisage entrer en 1ère année BTS SIO (IRIS) en alternance pour la rentrée de Mars 2013. A cet effet, en ce moment je suis à la recherche d’une entreprise pour un contrat de professionnalisation dans le cadre d’une alternance. C’est un peu difficile pour moi et j’ai pas eu la chance de faire des jobs d’été ou passer des stages durant mon cursus scolaire, je suis donc sans expérience professionnelle. Mais Je tiens beaucoup à faire l’alternance car cela me permettrais d’être opérationnelle à la fin de mes deux ans et pouvoir ainsi, entrer dans la vie active plus rapidement ou envisager une poursuite d’étude.
    Donc voilà, je cherche toujours sans succès sachant que je voudrais faire cette formation en alternance.

    1. Salut Alexandre, désolé pour la réactivité vraiment pas terrible !

      Je crois savoir que dans ton type de métiers (ce qui tend plus vers le réseau que le développement, à ce que j’ai compris), ça recrute beaucoup, pour une plus large variété de postes. Toutes les entreprises n’ont pas besoin de développeurs ; par contre, toutes les entreprises, à partir d’une certaine taille, ont besoin de peaufiner leurs moyens de communication, et donc d’un gars capable de gérer leur réseau.

      Question : comment tu t’y prends pour chercher ? Tente les techniques classiques de recrutements des juniors, il arrive souvent que les entreprises cherchent des juniors (sortie d’école), mais peuvent être séduites par la piste d’une alternance.

      Au pire, file-moi ton CV, je vais essayer d’en parler autour de moi, pour voir.

  10. Salut rudy,

    Mercu pour l’article fort intéressant même si il date. Ca m’as fait rire le passage où tu parles d’écumer à longueur de journée les sites d’offres d’emploi.

    Je suis dans ce cas actuellement. Je suis en pleine reconversion dans le webmarketing (référencement pour être précis).
    Penses tu qu’il n’est pas nécessaire que je reprenne des études? (j’ai 30 ans)

    Je suis autodidacte, mais je désespère un peu à trouver un employeur qui veuille bien d’une personne qui ne sort pas d’école =)

    Merci pour ta réponse!

    1. Hello,

      Un problème du webmarketing par rapport à ce que je dis dans l’article sur le développement et le design, c’est qu’il est beaucoup plus difficile de se faire des projets perso pour le plaisir, tout seul sur son ordi. Le webmarketing, c’est principalement un besoin d’entreprise, du coup, un peu obligé de partir de quasi-zéro…

      Après, reprise d’études ou pas : à ton âge (notre âge, d’ailleurs !), je pense qu’il faut voir les études comme un renforcement de ta “valeur marchande” sur le marché du travail. Ta valeur est définie par : ton expérience passée dans ce domaine ou dans un autre, ta capacité à aller au culot pour ce revirement pro, ta capacité à prouver ton adaptabilité, … Si tu estimes ton cas suffisant pour intéresser quelqu’un, alors les études ne te serviraient pas à grand chose ; si non, alors à mon avis tu as deux solutions pour améliorer ton CV : les études, ou le stage (ou le boulot temporairement archi-mal-payé, qui est un peu équivalent).

      Je me doute que je ne révolutionne pas ton monde en te disant ça, c’est vrai pour tous les métiers. Ce que je peux te dire de spécifique sur le SEO : je dis dans l’article qu’un diplôme permet d’accélérer les évolutions. C’est vrai pour le dev et le design, mais ce n’est pas aussi vrai pour le SEO, où les gens sur le marché sont plus autodidactes. Et ça restera comme ça tant qu’il n’y aura pas de formation solide autour du SEO.

  11. Bonjour Rudy,
    Merci pour cet article et pour tous ces bons conseils… Je suis justement à la recherche de mon premier job en gestion de projet web et je suis face à une grand interrogation… Si on ne devient pas chef de projet débutant, ce que je comprends tout à fait, on commence par quel poste / type de poste ?
    Merci d’avance pour ton aide 🙂

    Clémentine

    1. Bonjour Clémentine !

      Il y a de nombreux types de chefs de projet, et ça dépend principalement du projet. J’aime à dire que même si le chef de projet fait certainement les choses moins bien que ses experts, il doit être capable de les remplacer ou de les seconder sans trop de douleur en cas de problème. Quels types de profils souhaiterais-tu encadrer ? Commence donc par être ce profil !

      Bon courage !

      1. Merci pour ta réponse Rudy !
        Mon idée serait de travailler sur de la création web, et j’avoue que je me voit assez mal postuler à un poste de graphiste ou développeur avec mon bagage, bien que je connaisse les bases de ces domaines, voilà pourquoi je me sens perdue face à la diversité des annonces et des postes… Je me demande ce qui pourrait constituer un “bon début” dans ce milieu 🙂
        (je suis diplômée d’école de commerce en gestion de projet, blogueuse, amatrice du web et plus particulièrement de la création de sites depuis maintenant pas mal d’années…)

        1. Je partage ta douleur, et je ne trouve pas que le système soit particulièrement pertinent (ça arrive d’être plus pertinent pour gérer des projets que pour développer/designer, dès la sortie d’école), mais c’est la manière dont le système fonctionne en France : on considère que chef de projet est l’évolution d’autre chose, même si c’est un rôle qui ne fait pas appel aux mêmes talents.
          La conséquence est celle que je citais : les employeurs en recherche de “chef de projet junior” en sortie d’école, plutôt que motivés par leurs talents en gestion, cherchent plutôt des “chefs de projet pas chers”, à caser sur les projets les moins stratégiques et les moins intéressants, et ne pas les bouger pendant le plus longtemps possible.
          Honnêtement, les premiers mois “galères” sont un peu un passage obligé tel que le système est fait, et je suis passé par là ; certes, ça n’est pas une bonne raison pour que les autres passent par là aussi (d’ailleurs, il arrive que ce ne soit pas le cas, pour certains chanceux), mais c’est un état de fait. Pour moi, la bonne question à se poser en sortie d’école face à ce système n’est pas “comment partir du plus haut possible ?”, même si c’est tentant, mais plutôt “comment partir d’un niveau d’où je sais que je vais pouvoir évoluer vite ?”

  12. Salut Rudy,

    ton article est vraiment pertinent, intéressant et très bien écrit ! J’ai été captivé de la première à la dernière ligne.
    En pleine recherche d’emploi (alternance ou CDI) je me pose pas mal de questions sur ce qu’attendent vraiment les agences web d’un Chef de projet web junior et tu m’as éclairé sur quelques points. Aussi je pense exactement la même chose que toi (expérience – diplôme – honnêteté – soif d’apprentissage constant) donc c’est rassurant de voir que cette vision qui est partagée.
    Mais… j’ai quand même l’impression que la chance n’est pas beaucoup donnée aux débutants aujourd’hui et que les recruteurs abuses parfois (surtout pour les stages)…

    J’espère que je me trompe et que je décrocherai un contrat bientôt !
    Dans la vie y’a pas de secrets : faut s’accrocher, être motivé et passionné.

    Merci pour ce partage d’expérience.

    PS: Si ta un tuyau pour un contrat de Chef de projet junior alternance ou CDI dans une agence de rêve (j’abuse lol) je marche, je cours, je vole !

    Hanna

    1. Je rejoins ton opinion : la chance n’est pas beaucoup donnée aux débutants, et il y a des abus (même si pas partout du tout).

      Je pense que ce qu’il ne faut pas hésiter à construire rapidement pour se démarquer, c’est un début de portfolio. Même si c’est pour des sites qui ne sont pas réels, faits pour le fun sans prétention. C’est une excellente preuve de motivation et de passion.

      Je te proposerais avec plaisir de t’aider à trouver ce que tu cherches, mais tu comprendras que je vais avoir du mal : comme je l’évoque dans mon article, un contrat de chef de projet junior en alternance, ça n’existe pas dans les agences de rêve (mais plutôt dans les agences qui vendent du rêve, oh oh oh !), qui vont vouloir te voir te créer ton expérience d’abord sur les domaines que tu souhaites encadrer en tant que chef de projet.

      Je te laisse y réfléchir (je sais que c’est pas cool, surtout quand on te rabat les oreilles pendant toutes tes études qu’être chef de projet, ça devrait être ton but dans la vie), et aviser.

  13. Bonjour Rudy,

    Merci pour cet article ! Je suis tombée par hasard dessus, et en période de recherche d’emploi, il tombe à pic ! Très instructif tout ça.

    Malgré tout, je suis un peu perdue. Je suis diplômée depuis 2012, attention à l’intitulé… “chef de projet multimédia” hahaha. À la lecture de ton article et bien évidemment grâce à mon expérience personnelle quant à ma formation, je peux effectivement dire que ce n’est que du vent. Je ne me sens pas capable aujourd’hui de gérer un projet de bout en bout, tout simplement parce que je ne le suis pas.

    La partie intégration étant ma véritable passion, et celle pour laquelle j’ai suivi cette formation, je souhaiterais devenir intégratrice web, ou en tout cas démarrer par là. Mais je ne sais pas vraiment vers qui m’orienter. Aurais-tu des tuyaux/connaissances à la recherche de quelqu’un comme moi ?

    Merci encore pour ton article qui a répondu à certaines de mes questions.
    Bonne continuation

    Karen

    1. Bonjour Karen,

      as tu fait un tour sur lesjeudis.com ? 🙂
      Tu n’as aucune connaissance en intégration?

      Bien à toi

      Sony

  14. Alors là, merci pour cet article qui, franchement, tombe à pic.
    Je suis en pleine recherche d’une nouvelle agence, et je commence à regretter d’être partie de la précédente sans rien avoir encore trouvé.
    Je suis partie à cause d’un gros problème de considération de mon métier. Je suis développeur front-end, et on me taxe encore d’intégrateur html sans jamais penser à toutes les facettes du métier d’intégrateur, dont l’appellation est d’ailleurs devenue complètement obsolète à mon avis, étant donné tout ce qu’on doit gérer entre la compatibilité navigateurs, le responsive design, l’animation en javascript ou Jquery, le html5 et le CSS3… bref
    Je suis actuellement désespérée, je suis sure que je m’y prends mal pour ma recherche (oui j’allais sur les sites spécialisés pour lire les annonces, je suis même allée sur Pole emploi LOL).
    Alors si tu voulais bien m’accorder quelques minutes de ton temps pour me filer deux trois conseils, ce serait ultra chic de ta part.

    Par avance, merci.

  15. Bonjour Rudy,

    Un grand merci pour ton article extrêmement instructif et plein d’espoirs dans mon projet de changement.

    J’ai récemment fait le choix d’intégrer un diplôme spécialisé dans le Web à la rentrée prochaine (même si je vais devoir vendre un bras). Je ne me fais pas particulièrement d’illusions vis à vis des promesses de postes à la sortie. Si j’ai fait ce choix, c’est parce qu’aujourd’hui, je suis étiqueté industrie automobile, et que je souhaite changer d’univers. Selon certains, je n’avais qu’à mieux choisir ma formation dès le début. Mais, je suis persuadé du contraire.

    Je suis passionné par le web depuis tout jeune. Je n’ai pas de bagages techniques hormis celui que je me suis constitué tout seul (installation de CMS, un peu de HTML, un peu de CSS, un peu de Photoshop …). J’ai par contre des expériences dans la gestion de projets, dans les achats …

    Est ce que tu as des conseils à me donner par rapport à ma situation ? Peut être que tu connais des réseaux de TPE ou de PME qui donnent leurs chances à des jeunes qui sont débutants (je n’ai pas peur de le dire).

    Par avance, merci pour ton aide !

  16. Bonjour Rudy,
    Me revoila, j’ai abandonné l’idée d’etre dans le webmarketing, pour finalement m’orienter sur du développement web. J’ai effectué une formation intensive. Et maintenant je pars à la recherche d’un job.
    J’ai relus du coup ton article, et comme tout le monde je souhaiterai trouver une bonne entreprise où je me sente bien et non pas dans une machine à viande. Tu as souligné le fait que d’aller chercher un job sur des sites d’emplois, la plupart du temps on allait sur les boites qui étaient “désespérer”. Meme je remarque que la plupart du temps ce sont des cabinets de recrutements qui publient des annonces. Du coup où conseillerai tu d’aller pour chercher les perles rares?
    Quelles technos est à privilégié en ce moment en tant qu’autodidacte?
    Cordialement =)

    1. Salut,
      Je vais te décevoir, mais je n’en sais rien ; je ne suis plus en France depuis un moment maintenant, et je suis complètement déconnecté de ce qui s’y passe. Je vais rajouter un petit mot à la fin du billet pour expliquer la situation.

  17. Intéressant mais il ne faut pas oublier un point essentiel : soigner son CV . Avoir un CV qui déchire impressionnera toujours le recruteur. Moi, j’ai choisi plusieurs versions sur http://modeledecv.com pour comparer : au final, j’ai opté pour le CV fun et coloré.

  18. Bonjour,
    Merci pour ton article qui est vraiment très intéressant avec des très bon conseils. Etant en licence professionnelle orientée design et intégration web, je commence à me projeter vers le marché et mon rêve c’est d’intégrer une agence web, de publicité ou de communication. Je dois dire que je suis aussi une Indiana Jones ! Je suis actuellement en train de repérer les offres de stage et les entreprises et grâce à ton article j’appréhende un peu moins l’entretien. En tous cas merci de faire part de ton expérience et je ne regrette pas d’être tomber par hasard sur ton blog !
    Bonne continuation 🙂

    1. Ah, super, j’en suis ravi ! C’est exactement le type de réactions que je souhaitais provoquer, parce que c’est exactement vrai : il n’y a pas de raison d’être effrayé par la personne de l’autre côté de la table.
      C’est super d’être une Indiana Jones, surtout en sortant d’école ! Ça me fait toujours grincer des dents d’entendre les gens qui recrutent reprocher aux gens qui sortent d’école de ne pas savoir ce qu’ils veulent faire précisément. Mais il y en a beaucoup, donc je dirais qu’il ne faut pas hésiter à faire preuve d’une certaine fermeté sur ce que tu recherches quand tu parles avec ce type de recruteurs (même si tu es pas sûre de toi), mais à garder l’esprit ouvert le reste du temps.
      Bon courage, je te souhaite de trouver un truc génial !

  19. Bonjour,
    Je viens d’avoir mon BTS en gestion de production et j’aimerais postuler dans une agence de communication pour une première expérience. Pour cela, j’aurais besoin de votre avis sur cette agence de communication dans le Mans qu’une amie vient juste de me suggérer. http://www.consulting-ds.com/
    Merci

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