Thankfulness over a Green Card

Version française ici.

Today, I’ve received the Green Card that the American government decided to grant and send me, and I’ve never felt so thankful in my life.

I’m thankful that I can finally truly build a life here for myself and my family on the long run; I’m thankful that I won’t anymore need to have a backup plan ready at all times to fold back to Europe “in case something happens”, which I believe is what all temporary immigrants do.

I’m also thankful that I’m now unconditionally welcome in the country where my little girl was born. Even though times do get tough sometimes, Vanessa and I have never been happier than since we’re here, and I’m very thankful that we’re so nicely invited to be here for a while.

It was an unusual Green Card process, based on my professional achievements at the time it was posted (very early 2014); but I know for a fact that I don’t owe these achievements to myself only, so my thankfulness doesn’t only go to the US government, but even more to other people without whom none of this would have been possible.

The awesome people I wish to thank for it

At the top of my list, I know I owe much of the quality of my case to my previous employer Clever Age, and its culture of permissiveness and responsabilisation. I would never have held so many positions and responsibilities, spoken in so many events, achieved so much in just a few years, if it wasn’t for the culture of action and general freedom that there is over there. I know that the amount and variety of stuff I’ve done over there in such a short time is also mostly what impressed my current employer, and is the biggest part of how I got the awesome job I have now.

I’m also feeling very grateful to the few people who agreed to sign a letter of reference for my legal case, which was instrumental in making it strong. None of them had to do it, and they all got out of their way to make sure to help; I am deeply in their debt. (Although I’m craving the let the world know of their awesomeness, I’m going to have to refrain from listing them here, as I’m sure some of them wouldn’t necessarily enjoy the attention.)

I’m obviously very thankful to the attorney I worked with to get this through. Of course, attorneys don’t come cheap, but the value that Brian provided goes beyond any money I’ll ever own. If you are intending to immigrate to the US, do get in touch with him, I very warmly recommend him! I’m also amazingly thankful to Sophie, who sent me his way.

Also, much of the strength of my case relied on my speaking gigs at Paris Web, my book published by Eyrolles and my co-writer Jérémy, my speaking at Front Row, my being part of Sud Web, my article co-written for Dev.Opera and my co-writer Sophie, my articles in Le Train de 13h37, etc… and I’m feeling so grateful to all of these people for giving me all those opportunities. There would be many people to thank by name, so I’ll just throw you a deep, warm general-thank-you.

I’m definitely very thankful for my current employer too, for trusting me that much and making every single of my days fascinating. Working for a major leader usually accounts for a lot in such Green Card cases; however, this supposedly wasn’t taken into consideration, since only the achievements prior to the filing date are supposed to be looked at, and I was not hired yet back then. But if the USCIS agent did notice it anyway, I’m sure it did impact him/her anyway in some way, and had some role to play.

Finally, I’m thankful for the people over at Zengularity and the prismic.io team. Even though I know for a fact that what I did over there didn’t account to much in the decision of the USCIS to grant me the Green Card, as well as in the decision of my current employer to hire me (I didn’t have much to show off from my work there), I know for a fact that being geographically in US territory was a strong factor in both instances, and they trusted me enough to send me over here to help in the kickstarting phase of their product.

Thinking of the people who are still fighting

My heart and compassion goes to all the ones who are still struggling to be allowed to settle where they want, whether they live there already and can’t be allowed to settle, or whether they’re not yet allowed to live there at all. I was in their shoes for a long time until recently, and this is a very hard place to be. I was committed to the US immigration reform cause until now, fervently publicly enthusiastic about it, and although I made it, I can assure you this will not change.

With this new stability to build a solid life, and also my amazing baby daughter Lila who joined us in September, there are many things we’ll get to be thankful for, on Thanksgiving!

Gratitude autour de ma Carte Verte

English version here.

Aujourd’hui, j’ai reçu la Carte Verte que le gouvernement américain a décidé de m’accorder et m’envoyer, et je n’ai jamais ressenti autant de gratitude de toute ma vie.

Je suis reconnaissant pour le fait de pouvoir réellement construire une vie ici pour ma famille et moi-même sur le long terme ; je suis reconnaissant de ne plus avoir besoin d’un plan B pour me replier en Europe “au cas où quelque chose d’inattendu se passe”, ce que tous les immigrants temporaires font, je crois.

Je suis aussi reconnaissant d’être accepté sans condition dans le pays où ma petite fille est née. Même si les temps peuvent être durs ici aussi parfois, Vanessa et moi n’avons jamais été aussi heureux que depuis que nous sommes ici, et je suis très reconnaissant que nous soyons aussi gentiment invités à rester.

C’était un chemin de Carte Verte inhabituel, basé sur mes accomplissements professionnels passés au moment où il a été posté (début 2014) ; mais je sais avec certitude que je ne dois pas ces accomplissements uniquement à moi, donc la plus grosse partie de ma gratitude est dirigée vers les gens sans lesquels rien de tout ça n’aurait été possible.

Les gens exceptionnels que j’ai envie de remercier

Tout en haut de ma liste, je sais que je dois une gigantesque partie de la qualité de mon dossier à mon précédent employeur Clever Age, et sa culture de permissivité et de responsabilisation. Je n’aurais jamais tenu autant de rôles et de responsabilités, parlé à tellement d’événements, accompli tellement en juste quelques années, sans la culture d’action et de liberté globale qui est au coeur de la culture là-bas. Je sais que la quantité et la variété des responsabilités que j’ai eues sur une période aussi courte est aussi ce qui a le plus impressionné mon employeur actuel, et la raison principale pour laquelle j’ai obtenu le job.

Je me sens aussi très reconnaissant envers les quelques gens qui ont accepté de signer une lettre de référence pour mon dossier légal, qui ont été cruciales pour le rendre solide. Aucun d’entre eux n’était obligé de le faire, et ils ont tous pris de leur temps pour s’assurer de m’aider ; j’ai une énorme dette envers eux.
(Bien que j’aie une énorme envie de crier leur gentillesse sur tous les toits, je vais devoir me retenir de les lister ici, car je suis à peu près sûr que certains d’entre eux n’apprécieraient pas nécessairement l’attention.)

Bien évidemment, je me sens très reconnaissant envers l’avocat avec lequel j’ai travaillé pour pousser ce dossier. Bien sûr, les avocats ne sont pas gratuits, mais la valeur que Brian a fournie dépasse de loin tout argent que je pourrais posséder en une vie. Si vous avez l’intention d’immigrer aux US, prenez contact avec lui, je le recommande très chaudement ! Je suis aussi diantrement reconnaissant envers Sophie, qui m’a dirigé vers lui.

Aussi, une grande partie de la solidité de mon cas s’appuyait sur mes conférences à Paris Web, mon livre publié par Eyrolles et mon co-auteur Jérémy, ma conférence à Front Row, ma participation à Sud Web, mon article co-écrit pour Dev.Opera et ma co-auteur Sophie, mes articles dans Le Train de 13h37, etc… et je me sens énormément reconnaissant envers tous ces gens qui m’ont donné toutes ces opportunités. Il y aurait beaucoup de gens à remercier, donc je vous lance à tous un gros, chaleureux “merci général” !

Je suis aussi très reconnaissant pour mon employeur actuel, pour le fait de m’accorder autant de confiance au quotidien, et de rendre chaque jour fascinant. Travailler pour un leader a traditionnellement un rôle fort dans ce genre de dossier de Carte Verte ; mais dans mon cas, ça n’a théoriquement pas joué de rôle, puisque seuls les accomplissements ayant eu lieu avant le dépôt du dossier sont considérés, et je n’y étais pas encore à ce moment-là. Mais si l’agent de l’USCIS l’a remarqué quand même, je suis sûr que ça l’a influencé d’une certaine manière.

Enfin, je suis reconnaissant envers Zengularity et l’équipe prismic.io. Même si je sais que ce que j’y ai fait n’a pas eu de rôle critique dans la décision de l’USCIS de m’accorder la Carte Verte, ni dans la décision de mon employeur actuel de m’embaucher (je n’avais pas grand chose à montrer de mon travail là-bas), je sais avec certitude que le fait d’être géographiquement à l’intérieur des US a été un facteur fort dans les deux décisions ; et ils m’ont accordé une confiance suffisante pour m’envoyer ici pour aider à lancer leur produit.

Une pensée pour tous ceux qui luttent toujours

J’ai beaucoup d’empathie et de compassion pour tous ceux qui se battent toujours pour être autorisés à s’installer où ils le souhaitent, qu’ils y soient déjà sans être autorisés à s’installer, ou qu’ils ne soient pas autorisés à y être du tout. J’étais à leur place pendant longtemps jusqu’à récemment, et c’est une place très difficile à vivre. J’étais engagé au sujet de la réforme d’immigration US jusqu’à maintenant, publiquement fortement enthousiaste, et même si je m’en suis sorti, je peux vous assurer que mon engagement ne changera pas.

Avec cette nouvelle stabilité pour nous construire un vie solide, et aussi ma sublime petite fille Lila qui nous a rejoints en septembre, nous avons beaucoup de reconnaissance à exprimer lors du prochain Thanksgiving !

What startup culture actually is

Many people like to think of “startups” as a culture trend before all, but it’s important to remember that technically, it is mostly an economical concept defining a certain type of businesses. However, the economical aspects of startups do imply some cultural similarities between one another, and actually probably more than in any other type of businesses. And I don’t know about you, but I happen to find those ties just fascinating.

First, let’s put a definition to the word “startup”: a startup is simply a business that is designed for growth, and needs growth to ensure its survival.

Most often, it will need it because:

  • it hasn’t yet found its business model (it doesn’t yet know how it will make money), and needs to grow to find out what kind of traction works on the business idea before monetizing it;
  • it has a business model in mind, but it requires a critical mass for it to work, which it doesn’t have yet (and therefore is not profitable yet).

I’m not saying that it is a business that seeks growth (all businesses seek growth!), but that it is designed for growth as a survival need, which changes a lot about what those kinds of workplaces usually are made of. Continue reading

How Google is redefining web development (and Backbone.js is getting obsolete)

Very lately, Google made announcements that have rightfully excited the web developers’ community; but after talking around, I feel that not everyone realizes how those moves may entirely redefine how web development is done. So, I decided to summarize what’s going on in this post in a concise, straight-to-the-point way.

Note that this scenario depends on the popular adoption of what Google just announced, and of course, strictly represents my opinion only. Continue reading

One week into my “working on a Chromebook” experiment

So, I bought a Samsung Chromebook, exactly a week ago, because I was intrigued by it and felt compelled to find out more about this disruptive way to approach daily use of computers. Also, the Mac Book Air my employer is getting me is taking ages to get here, and I was annoyed to carry around my 15 inches MacBook everyday, so this was the perfect occasion.

Samsung Chromebook
This is what we’re talking about!

The experiment

The idea was to leave my temporary MacBook Pro at work, and to only open it when there’s something I can’t do with the Chromebook (spoiler: eventually, I didn’t open it at all, even though I was really close twice, but ended up finding an annoying way around my problem both times). My job is peculiar: I can work from home (I did, Monday and Tuesday), I sometimes take the train to see people (I did, yesterday). Also, my employer already works heavily with SaaS products: the EDM everyone uses is Google Drive, no one uses Office but the Google Docs only, all the code developed is pushed to our enterprise GitHub account, you can use the IDE you want and no one find it weird to use a cloud IDE like my good old Cloud9 … I can’t tell you much more about what I do, since the product I’m working on is in stealth mode; but I’ve been e-mailing a lot, feature designing prototypes a lot, working on spreadsheets/written docs/drawings a lot, and even did some front-end dev based on Twitter Bootstrap. Update: my role and employer went public since. Continue reading